Maya Kamaty + Trans Kabar

Maya Kamaty


Maya Kamaty
et sa clique ont trouvé le juste équilibre entre l’organique et l’électronique. Leur maloya réinventé n’appartient plus seulement à La Réunion, mais au monde. Il n’empêche : l’émotion reste dans la pulsation, les messages dans les images, force vive de la langue créole. Avec un deuxième album, réalisé par Victor-Attila Vagh (Flavia Coelho), parvient le temps de la confirmation, on dira ici de l’affirmation. Avec Pandiyé, cette « femme, artiste, créole, fille de…, conscientisée et obstinée », selon ses propres termes, a trouvé le son à même de porter sa voix puissante. Une voix de brise ou de braise, capable de toutes les variations. Et c’est avec un plaisir non dissimulé qu’elle en fait, sur scène, la démonstration. Qu’on se le dise : Maya Kamaty est bien décidée à porter loin la richesse des sonorités de son île et à faire chanter, à sa façon, le verbe et l’âme créole actuels.

 

Trans Kabar

Trans Kabar © N’Krumah Lawson Daku 2018

Trans Kabar, groupe de rock maloya, travaille sur une lecture électrique des rites mystiques de l’île de la Réunion pour élaborer une musique de « trans maloya ». Ils s’inspirent du Servis Kabaré, cérémonie festive issue des rituels des esclaves faîte pour communier avec les ancêtres par la musique, les chants et les danses. Souvent rejeté, interdit, presque oublié, ce rite a survécu dans la clandestinité. Trans Kabar le remet au goût du jour. Ici, musiciens et public forment un ensemble indissociable ; le musicien est un vecteur vers un ensemble, la musique un prétexte pour converser.
 Dans Trans Kabar, les musiciens basent leur travail sur la voix, des chants traditionnels du maloya et les airs traditionnels des Servis Kabaré. Des rythmiques rock maloya qui se sculptent autour de la voix et du kayamb pour se plonger dans les complaintes d’un blues insulaire.

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